02 juillet 2008
Is CI to be reduced to a private spying little business?
Is the globalization of trade the "economic warfare" as some people use to say in France? Is competitive intelligence a “combat system” in the service of the companies for fighting each others? Is competitive intelligence a new field for former cold warriors? Is spying the actual intelligence business? Is ethics just a way of speaking? Is OSINT nothing but a forest that hides any evil tree? Is this sort of “economic cold war” the sign of an overheating situation, and not only for the climate?
In the other hand, could CI be considered as a tool for “sustainable economic intelligence”? Should it be used for a peaceful economic development based on information and knowledge management and collective intelligence?
Finally, are those questions philosophically relevant or currently ridiculous? Anyway, it doesn’t cost anything to ask them, since it would be such a pity to cut the branch on which we sat...
24 juin 2008
Constantin MELNIK, Les Espions, Réalités et fantasmes
"Moustache foireux tourne en gens-de-lettres". Cette première phrase du roman de Volkoff, "Le Retournement", semble devoir s'appliquer au dernier livre de Constantin MELNIK, publié aux éditions Elipses. Au sortir de phrases interminables, à la ponctuation rare et aux accents (inutilement) corrosifs, que reste-t-il de la lecture de cet ouvrage? Osons le dire fut-ce à contrecoeur: pas grand chose, sinon une impression de monologue dans lequel l'auteur ne parvient pas à éclaircir sa posture: est-il historien, philosophe ou autobiographe?
Constantin MELNICK nous avait pourtant habitués à une meilleure littérature. Au fil de pages qui semblent se répéter de manière ennuyeuse, comment ne pas être déçu par l'emphase d'une nostalgie russophile du "Grand Jeu", doublée d'une ironie mordante et de phrases assassines à l'encontre la communauté occidentale du renseignement? Qualifier par exemple, les ouvrages de Christopher Andrew de délirants, n'est-il pas déplacé sans un minimum d'explication? Qualifier la guerre psychologique française d'"immense fumisterie", ou se demander si les Américains sont "doués pour le renseignement", tout en glorifiant les services russes de Vladimir Poutine, n'est-ce pas un peu simpliste? Ecrire que l'intelligence économique française donne l'impression d'un "autobus bariolé d'inscriptions multicolores et absconses mais roulant sans pneus", où le "renseignement et la sécurité au profit des entreprises (...) [est] noyé dans un pathos charabiesque par des zélateurs ne connaissant d'habitude ni le renseignement ni l'économie", apporte-t-il quelque chose de constructif?
Au dernier opus de ce témoin historique et admirable, on préférera "Mille jours à Matignon" (témoignage historique) ou "un espion dans le siècle" (succulente autobiographie), ou encore et parce que c'est les vacances, "Des services très secrets" (roman réaliste)... en attendant un vrai travail d'historien sur les archives du KGB ?
